Mohamed Gherainia

Mohamed Gherainia

Mohamed Gherainia, dit le Prince algérien de Slobozia, né à une date inconnue en Algérie[Où ?] et décédé le 14 octobre 1918 à Slobozia (Roumanie), est un tirailleur algérien, prisonnier des allemands pendant la Première Guerre mondiale, envoyé dans un camp de prisonniers en Roumanie entre 1916 et 1918. Son engagement dans la résistance locale lui ont valu une notoriété dans la ville de Slobozia.

Sommaire

Le contexte

Lors de la Première guerre Mondiale, la Roumanie, un des greniers à blé de l’Europe, est envahie par les troupes allemandes en fin d’année 1916. Très vite, les ressources du pays sont exploitées par l’occupant (agriculture et pétrole).

Afin d’assurer la production agricole, les allemands y envoient de nombreux prisonniers de guerre français et plus particulièrement des troupes originaires d’Afrique du Nord[réf. souhaitée].

Durant les hivers vigoureux de Roumanie, les prisonniers ne reçoivent aucun vêtement chaud leur permettant de résister au froid[réf. souhaitée]. De nombreux témoignages de la population locale dépeignent ces pauvres soldats blottis les uns contre les autres alors que la neige tombe sur eux. De plus, ils sont soumis à un régime sévère voir brutal par les troupes d’occupation[réf. souhaitée]. Les maladies décimeront ces hommes comme en témoignent les divers carrés militaires français de Roumanie[précision nécessaire].

La population locale, soumise par les allemands ou les bulgares aux exécutions sommaires, viols, rapines, etc. s’attache à ces prisonniers, qui malgré leur souffrance resteront toujours dignes[réf. souhaitée]. Nombreux sont les cas[réf. nécessaire], où des civils fourniront nourritures ou vêtements aux prisonniers.

L'histoire du Prince Algérien

L’identité du Prince Algérien

A ce jours, nous retrouvons des informations contradictoires concernant l'histoire, l’origine princière, le régiment ou même la mort de Mohamed Gherainia. Cependant, toutes s’accordent sur certains points.

Mohamed Gherainia (Cheraina ou Keraina), est originaire d'Algérie. Pour certains[Qui ?], c’est un prince, pour d’autres[Qui ?] il aurait une ascendance noble. Il a obtenu, avant guerre, une licence de Pharmacie à Paris[réf. souhaitée]. Il est incorporé dans un régiment de tirailleur algérien (1er, 7e ou 9e selon les sources[précision nécessaire]) et participe aux combats sur le front occidental[précision nécessaire]. En 1916, il est fait prisonnier puis envoyé en Roumanie.

Concernant les sources d’informations telles que Mémoires des Hommes[1][réf. insuffisante], on retrouve la fiche d’un tirailleur portant le même nom, mort lui aussi à Slobozia[réf. souhaitée]. Cependant la date de décès diffère (juin 1918) mais les erreurs de transcription sont courantes pour les morts en captivités[réf. souhaitée].

Il est fort probable[interprétation personnelle] qu’il fut fait prisonnier en 1916 soit à Verdun (cote 304) ou dans la Somme, secteur où a combattu le 1er RTA.

Vie dans le camp de prisonniers de Slobozia

Les autorités allemandes le nomment médecin du camp de Slobozia[réf. souhaitée], ayant à sa charge l’ensemble des prisonniers nord africains et sénégalais. Sa position lui permet d’avoir une certaine liberté de mouvement dans le camp et un régime moins sévère. Par manque d’encadrement médical dans la ville de Slobozia, il est amené également à plusieurs reprises à pratiquer des consultations auprès de la population civile, mais toujours sous escorte[réf. souhaitée]. Par sa gentillesse, sa distinction ainsi que sa culture, il est très vite apprécié par les habitants de Slobozia qui l’appelleront « le prince Algérien »[réf. souhaitée].

L’esprit de résistance

Malgré des conditions bien plus agréables que ces compagnons d’infortune, le « Prince » conserve intacte son envie de reprendre les armes et d’en découdre avec les allemands. Il prépare dans le plus grand des secrets un plan visant à la prise du camp par les prisonniers dans le cas où les troupes françaises s’approcheraient de Roumanie (L’Armée d’Orient n’est qu’a quelques centaines de kilomètres[Quand ?][réf. souhaitée]). Cependant, il devra encore patienter[précision nécessaire].

En septembre 1918, il apprend par un officier autrichien, que les troupes françaises pressent les bulgares et que le front risque de céder[Où ?]. Cette nouvelle est bien évidemment[interprétation personnelle] synonyme de libération prochaine pour les prisonniers du camp. Notre tirailleur décide cette fois de libérer non seulement le camp, mais également la ville de Slobozia avec le concours de la population. Il est en contact étroit avec un certain Dragan[réf. souhaitée] a qui incombera, une fois le soulèvement déclenché, la responsabilité des combattants roumains[réf. souhaitée].

La mort du Prince Algérien

C’est dans ce cadre qu’intervient sa mort, le 14 octobre 1918. Ici, les récits divergent quelque peu.

D’après Cultul eroilor nostri paru en 1924[2], c’est lors d’une sortie nocturne en dehors des limites des camps, alors qu’il se rendait à un rendez vous avec les membres de la résistance, qu’il aurait été surpris par une patrouille allemande. Il semble que les occupants, ayant eu vent du projet d’insurrection, l’ont pris en chasse dans les rues de Slobozia. Il est blessé par une première salve. Il s’écroule, mais trouve les ressources nécessaires pour crier « Roumains ! Nos frères s’approchent ! Roumains !  » Les allemands le rattrapent et vident leurs chargeurs à bout portant.

Une autre version, publiée sur le site de la ville de Slobozia[réf. souhaitée], fait mention que notre tirailleur, se rendait de nuit auprès d’un malade dans un état critique, sans l’accord des allemands. Une patrouille le repère, il cherche à s’échapper, mais est repris. La sentence immédiate[réf. souhaitée] : le peloton exécution.

Privé de l’instigateur du soulèvement, Slobozia et les prisonniers devront attendre l’arrivée des troupes française afin de connaitre la libération[réf. souhaitée]. Celle-ci interviendra moins d’un mois[Quand ?] après la mort du tirailleur Gheraina. Cependant, entre temps les allemands redoubleront de cruauté envers la population civile[réf. nécessaire].

Le souvenir du prince

Monument commémoratif situé sur le lieu de l’exécution du Prince Algérien.

Aujourd’hui encore, le souvenir du tirailleur algérien Gheraina est toujours très vivace auprès de la population[réf. souhaitée].

Sa tombe est située dans le cimetière des héros (aménagé en 1932), dans la rue Eternitatii nr. 2 de Slobozia. Elle est surmontée d’un obélisque.

Un monument érigé en ville sur le lieu de son exécution sont toujours visibles. Celui-ci porte la mention suivante, en français et roumain :

« Ici a été fusillé par les allemands le 14 octobre 1918, le prince arabe GHERAINIA Mahomed – victime de son dévouement pour la France et la cause des alliés. »

Notes et références

  1. Site de Mémoires des Hommes
  2. Cultul eroilor nostri (Le culte de nos héros), paragraphe consacré Jertfa printului algerian Gherainia Mahomed (Le sacrifice du Prince Algérien Gheraina Mahomed), 1924

Annexes

Liens externes


Bibliographie

  • Jertfa printului algerian Gherainia Mahomed, Cultul eroilor nostri. 1924



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Mohamed Gherainia de Wikipédia en français (auteurs)

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