Université du Maine (France)

Université du Maine (France)
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Université du Maine
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Informations
Fondation 1977
Type Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel
Régime linguistique Français
Budget 70 millions d’euros (2009)[1],[N 1]
Localisation
Coordonnées 48° 00′ 54″ N 0° 09′ 41″ E / 48.015, 0.1613948° 00′ 54″ Nord
       0° 09′ 41″ Est
/ 48.015, 0.16139
  
Ville Le Mans
Laval
Pays France
Campus Le Mans Technopôle
Le Mans Ribay
Technopôle de la Mayenne-Laval, Laval
Direction
Président Yves Guillotin
Chiffres clés
Personnel 800 personnes
Étudiants 10 319 (2010/2011)[2]
Divers
Site web www.univ-lemans.fr/

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Université du Maine (France)

L'université du Maine (nom officiel : Université du Mans)[3] est une université située au Mans, en France.

Sommaire

Historique

École pratique de commerce et d'industrie du Mans au début du vingtième siècle.

Les délocalisations universitaires

L’ouverture de l’université remonte à 1977 ; cependant, l’histoire remonte une dizaine d’années auparavant pour percevoir les prémices de cette construction. En 1965, la décision est prise d’ouvrir un collège littéraire en bordure de la ville du Mans. Ce collège ne sera qu’une annexe de l’université de Caen, où les décisions seront prises conjointement de la part des dirigeants de l’université avec les responsables de la ville du Mans. La colline de Vaurouzé est choisie pour accueillir le nouveau centre d’études. La proximité de quelques kilomètres avec l’hôpital laisse entrevoir la possibilité d’ouvrir un jour un CHU. En 1966, les bâtiments du CLOUS (Centre local des œuvres universitaires et scolaires) sont construits. Des logements et un restaurant sont les seuls services proposés. Un an plus tard, ce sont les IUT de gestion d’entreprises, d’administration d’entreprises et de chimie qui ouvrent. En 1968, l’IUT se renforce de deux sections : génie mécanique et génie productique. Des cités universitaires continuent d'être créées. Le Mans devient la plus petite annexe universitaire de France avec ses 1 600 étudiants. Un an plus tard, soit en 1969, la ville du Mans obtient son indépendance totale vis-à-vis de l’université de Caen. L’université du Mans n’est plus annexe, mais centre universitaire à part entière.

En 1975, on ouvre deux nouvelles UFR : Droit et Lettres. La ville essaie de pallier « la fuite de matière grise », qui s’opère de la ville sur la région. Les jeunes Manceaux ont ainsi tendance à se tourner vers les universités de Rennes, Angers, Tours ou Nantes, à la vue du peu d’études supérieures réalisables au Mans. La ville veut urbaniser son site, sur un projet qui pourrait prendre 20 à 30 ans, en le rapprochant de l’extrémité Ouest de la ville, symbolisées par l'hôpital.

Le tramway à l'université en hiver

Création de l'université

La naissance de l’université du Maine se fait réellement en 1977 lorsque le ministre des universités annonce la reconnaissance officielle du site du Mans comme université. Une dernière UFR de sciences est créée, ce qui porte le nombre d’étudiants à 3000. Les dirigeants sont conscients que le campus doit se développer, face aux grandes universités voisines. On commence à voir ce que plusieurs générations d’étudiants appelleront les « turbo-profs » qui viennent directement de la capitale chaque jour pour enseigner à l’université. Ceux-ci sont étonnés de voir une Faculté, disposant d’un cadre naturel privilégié, loin du stéréotype des facultés françaises disposées en plein centre-ville. En 1985, on constate une grande augmentation du nombre d’inscriptions. Toutes les Facultés possèdent cependant un gros inconvénient, ce campus est bien trop loin du centre-ville, et le soir, on retrouve un campus désert, relativement angoissant. En 1987, la capacité d’accueil est débordée par 6000 étudiants et les amphithéâtres ne suffisent plus pour accueillir tout ce monde. L’État ne fait rien alors qu’il semble évident que le CHU n’ouvrira jamais. Une école d’infirmière a été ouverte, mais depuis 1966 et l’ouverture du CHU d’Angers, l’utilité n’est plus évidente. Avec déjà deux CHU dans la région, la construction d’un troisième n’est même plus envisagée. La Communauté Urbaine du Mans prend alors les choses en main. Devant le refus de l’état d’apporter des moyens supplémentaires, la CUM use de ses caisses pour agrandir le campus Ouest. L’amphithéâtre Robert Garnier des UFR Droits et Lettres est quasiment entièrement subventionné par la ville elle-même. Mais cela ne suffit pas à régler les problèmes de places dans les « amphis ». En attendant de trouver les fonds nécessaires, la ville réquisitionne le Palais des congrès pour y faire dispenser les cours les plus importants et les plus demandés. En 1989, le technopôle ouvre ses portes à côté du campus Ouest. En 1990, les moyens sont donnés à l’université pour construire trois nouveaux bâtiments. Plutôt que l’étalement, les dirigeants choisissent surtout l’agrandissement de locaux déjà construits. Cette campagne de restructuration coûtera au total 9 millions de francs de l’époque. Le CUEP ouvre ses nouveaux locaux alors que la ville prévoit un investissement de 63 millions de francs d’ici à 2000.

Le RU Bartholdi

Expansion

En 1992, c’est une impulsion qui est donnée au campus manceau. En effet, l’institut européen des métiers de la musique décide de s’installer au centre du technopôle, à proximité directe de l’université. L’institut ne se contente pas d’accueillir des étudiants de toute la France, mais accueille surtout des étudiants européens pour une formation rare et reconnue. La même année, le CTTM : Centre de Transfert de Technologie du Mans ouvre ses portes. Le lien entre technopôle et université est ainsi réalisé. En 1993, l’ISMANS, Institut Supérieur des Matériaux du Mans s’installe sur le campus. Deux amphithéâtres, huit laboratoires et douze salles de cours lui sont dédiés. De nouveaux logements étudiants sont alors créés. En 1994, c’est l’ouverture de l’université professionnelle qui crée l’événement, alors que des partenariats avec les entreprises voisinent sont déjà créés. Deux nouveaux bâtiments sont encore nécessaires en Lettres et Droits. La Maison de l’université est également sortie de terre. Elle permet une meilleure coordination sur le campus. L’aménagement des rues est revu, on agrandit l’UFR des sciences avec 21 millions de Francs, entièrement pris en charge par la CUM. Cette même année, l’IUP micro-informatique-électronique diversifie l’offre culturelle. En 1995, on constate que les voitures sont nombreuses, trop nombreuses sur le campus. On décide alors d’aménager des voies spécialement pour les transports en commun. 3 à 4 lignes à l’époque desservent l’université et ce sont des sortes de « Busway » qui voient le jour sur le campus Lettres-Droit. Ceci permet aux bus de ne pas être gênés par les nombreuses voitures, souvent garées dans des endroits qui ne leurs sont pas destinés. En 1997, pour les vingt ans du campus, l’École supérieure des géomètres et topographes vient s’installer au Mans. En 1998, deux évènements surviennent. Tout d’abord, l’ENSIM, l’École Nationale Supérieure d’Ingénieurs du Mans fait grandir les prétentions du campus du Mans. Les années 1997 à 1999 marquent la grande époque du campus Ouest Manceau. Ce sont environ 11 000 étudiants qui sont dénombrés sur l’ensemble du campus et l’université fait le plein de formations. On décide de construire une bibliothèque Universitaire centrale sur deux étages où pourront venir se référer les différentes UFR. On abandonne les locaux éparpillés des anciennes BU des différents UFR pour en faire des salles de cours ou bien des BI, bibliothèques d’instituts, plus pointues que la BU centrale. En 2000, le projet du tramway du Mans relie le campus au centre-ville en quelques minutes et au Sud du Mans en 25 minutes. En 2002, le technopôle prend une autre forme puisque les entreprises pharmaceutiques s’agrandissent et gagnent du terrain sur l’extrémité sud du campus. Entre 2003 et 2006, les aménagements sont nombreux, et le pari fait 30 ans plus tôt, de relier l’université à la ville est gagné. De nombreux services sont construits à l’image d’une patinoire (City Glace), d’un skate-park... Reste que les inscriptions ont faibli comparé à la grande époque de 1997. Aujourd’hui, l’université est proche des 10 000 étudiants, mais ne les atteint pas. Cependant, les bâtiments sortent de terre et à l’Ouest, le campus use d’une grande expansion avec la création d’un nouveau quartier et de nouvelles cités universitaires. Un parking sur 3 étages, une grande surface commerciale sont en construction. Outre la ville de Laval, des annexes ont été créées dans la ville du Mans avec le quartier « Campus-technology » au sud de l’agglomération, de même que certains étudiants doivent se rendre aux circuits, au sud du Mans pour leurs formations mécaniques. En septembre 2007, l'Institut supérieur d'ingénierie d'affaires Le Mans (ISIALM) va ouvrir ses portes. Enfin en 2009, l’université est membre fondateur du PRES Université Nantes Angers Le Mans.

Historique des présidents

Composantes

Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, l’université du Mans se compose de plusieurs composantes. On trouve d’une part les unités de formation et de recherche (UFR), ici nommées « facultés » et d’autre part les « instituts et écoles ». L’université se compose donc de[6] :

Unités de formation et de recherche

  • la faculté de Droit, Sciences Économique et Gestion,
  • la faculté de Lettres, Langues et Sciences Humaines,
  • la faculté de Sciences et Techniques,

Instituts et écoles

Service commun de documentation

Bibliothèque universitaire du Mans


Implantations

Bâtiment de la faculté de droit à Laval

Le campus principal se situe au Mans. L'université possède aussi une antenne à Laval (Centre Universitaire de la Mayenne - Laval).

Formation et recherche

Enseignement

Relations internationales

En 2008-2009, et avec 1.11 % de ses étudiants inscrits issus d'un échange Erasmus, l'université figure à la 31e place des université française pour cette population[7]

Un bâtiment des lettres

Recherche

  • Les Laboratoires CNRS
    • Laboratoire d’Informatique de l’Université du Maine - FRE n°2730
    • Institut de Recherche en Ingénierie Moléculaire et Matériaux Fonctionnels - FR CNRS n°2575
    • Laboratoire des Oxydes et des Fluorures - UMR CNRS n°6010
    • Unité de Chimie Organique Moléculaire et Macromoléculaire (UCO2M) - UMR CNRS n°6011
    • Laboratoire de Physique de l'Etat Condensé - UMR CNRS n°6087
    • Polymères, Colloïdes, Interfaces (PCI) - UMR CNRS n°6120
    • Laboratoire d'Acoustique de l’Université du Maine - UMR CNRS n°6613
  • Les Equipes d'Accueil
    • Laboratoire d’Histoire Anthropologique du Mans - EA n°3266
    • Centre de Droit de la Responsabilité de l’Université du Maine (CDRUM) - EA n°1019
    • Groupe de Recherche en Droit des Affaires (GRDA) - EA n°3268
    • Groupe d'Analyse des Itinéraires et Niveaux Salariaux (GAINS) - EA n°2167
    • Laboratoire de Physiologie et Biochimie Végétales - EA n°2663
    • Laboratoire de Biologie et Génétique évolutive (LBGE) - EA n°3265
    • Laboratoire de Géodynamique des Rifts et des Marges Passives (LGRMP) - EA n°3264
    • Statistique et Processus - EA n°3263
  • Les Jeunes Equipes
    • Groupe de Recherches Inter-Langues de l’Université du Maine - JE n°2451
    • Centre d’Etudes des Sociétés Antiques et Médiévales - JE n°2452
  • Les Equipes soutenues par l'Université
    • Laboratoire des Activités Physiques et Sportives (LAPS)
    • Equipe de Recherche en Littérature et en Linguistique de l’Université du Maine (ERLILIUM)
    • Laboratoire d’Applications des Lipases de l’Université du Maine
    • Laboratoire d’Histoire et d’Archéologie Médiévale

Vie étudiante

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire

Années 1972 1975 1978 1981 1984 1987 1990 1993 1996
Population 2 691[8] 3 173[8] 3 408[8] 3 820[8] 4 768[8] 5 590[8] 7 825[8] 9 976[8] 9 548[8]
Années 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Population 8 255[8] 8 062[9] 7 649[10] 7 659[11] 7 955[12] 8 295[13] 8 542[14] 8 542[15] 8 634[16]
Années 2008 2009 2010 - - - - - -
Population 8 807[17] 10 110[18] 10 265[19] - - - - - -

Personnalités liées

Anciens étudiants

Enseignants et anciens enseignants

Voir aussi la liste des enseignants de l'université

Sources

Notes

  1. Données prévisionnelles, ce chiffre inclut des moyens qui ne sont pas gérés par l’université comme les salaires ou la contributions des organismes de recherche

Références

  1. (fr)Moyens de l’université Le Mans sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, septembre 2009
  2. (fr)[PDF]Les étudiants en chiffres sur www.univ-lemans.fr
  3. (fr)Décret n°2000-250 du 15 mars 2000 portant classification d’établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel
  4. Fiche personnalité : Christian Philip, Educpro, consulté sur www.educpros.fr le 25 juillet 2011
  5. Fiche personnalité : Yves Guillotin, Educpro, consulté sur www.educpros.fr le 25 juillet 2011
  6. (fr)Facultés, IUT et Ecole d'Ingénieurs sur www.univ-lemans.fr
  7. Programme Erasmus, Classement français des universités françaises les plus performantes par année académiques, agence Europe-Education-Formation France, juillet 2010, p. 1, consulté sur www.europe-education-formation.fr le 26 octobre 2010
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j [PDF]L'ouest Atlantique: Bretagne et Pays de la Loire p. 31 sur www.cne-evaluation.fr
  9. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  16. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  17. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  18. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  19. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  20. « Le CV de François Fillon », Challenge, 14 novembre 2010, consulté sur www.challenges.fr le 20 janvier 2011


Bibliographie

  • CUM info n°96, décembre 1997
  • Histoire de l'université du Maine , Jean-Marie Constant, professeur honoraire d'histoire

Annexes

Articles connexes

Système éducatif français > Études supérieures en France > Université en France

Liens externes

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