Maria Malibran

Maria Malibran
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Maria Malibran
Maria Malibran dans le rôle de Desdémone, Opéra Otello de Rossini en 1834. Portrait par François Bouchot.  Musée de la Vie Romantique, Paris
Maria Malibran dans le rôle de Desdémone,

Opéra Otello de Rossini en 1834.
Portrait par François Bouchot.

Musée de la Vie Romantique, Paris

Surnom La Malibran
Nom de naissance María-Felicia García
Naissance 24 mars 1808
Paris, Drapeau de l'Empire français Empire français
Décès 23 septembre 1836
Manchester, Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Activité principale artiste lyrique
Style
Conjoint Charles-Auguste de Bériot
Descendants Charles Wilfrid de Bériot
Famille Pauline Viardot

María-Felicia García, surnommée la Malibran, (24 mars 1808 à Paris - 23 septembre 1836 à Manchester) est une célèbre mezzo-soprano d'origine espagnole.

Sommaire

Biographie

Fille de Manuel Garcia, célèbre ténor de l'époque, María-Felicia a pour sœur Pauline, future Pauline Viardot, de 13 ans sa cadette. Son père lui impose un enseignement terrifiant, tant par son rythme que par son exigence, Maria ne doit manger que ce qui est bon pour sa voix, il lui est interdit de se promener, de faire la grasse matinée, d'aller rire et s'amuser avec d'autres filles de son âge, elle se doit déjà corps et âme au chant[1], et la pousse sur scène dès l'âge de six ans.

Enfance et début de sa carrière

María de la Felicídad García, future Maria Malibran, naquit la nuit du 24 mars 1808 à Paris, au numéro 3 de la rue Condé. Elle était la fille du ténor espagnol Manuel Garcia, né à Séville en 1775, et de l’espagnole Maria Joaquina Sitches, née à Barcelone en 1780. Les trois premières années de Maria se déroulent paisiblement dans un foyer « uni et aisé »; son père rayonne autant sur scène, au Théâtre des Italiens, que dans les salons mondains, tandis que Maria fait ses premiers pas au jardin du Luxembourg et qu’un peu plus tard, sa mère lui apprend à lire, écrire, et compter. En 1811, la famille Garcia déménage à Naples, où le père de Maria a été appelé par le roi Joachim Murat qui vient de le nommer maître de sa chapelle privée après l’avoir écouté au San Carlo. Avant le départ, Manuel remporte un dernier succès dans la capitale française, à l’occasion des festivités donnés en l’honneur de la naissance de l’Aiglon, fils de Napoléon et Marie-Louise d’Autriche. À Naples, la famille Garcia passe quatre années « totalement rythmées par la musique »; Manuel Garcia et sa femme Maria se produisent régulièrement au San Carlo, tandis que leurs deux premiers enfants, Manuel Garcia fils ainsi que Maria, apprennent le solfège et la musique avec le pianiste Hérold et le compositeur Panseron. Maria impressionne beaucoup Hérold qui écrit dans ses Mémoires: « Depuis Mozart, on n'a jamais vu de vocation si énergiquement prononcée pour la musique. » En 1813, Maria, alors âgée de cinq ans, fait ses premiers pas sur scène en jouant un rôle secondaire dans L’Agnese (Agnès), de Ferdinando Faër, qui consiste à apporter une lettre à son père lorsqu’il chante avec la soprano. Mais, lors d’une représentation, la chanteuse est indisposée au moment même où elle doit chanter son grand air. Maria est alors appelée pour la remplacer. Lorsqu’elle a fini sa prestation, elle annonce: « Ho cantato come un cane, non voglio cantare più! » « J’ai chanté comme un chien, je ne veux pas chanter davantage! »

À Naples, Manuel Garcia fait également la connaissance de personnages importants, le ténor âgé Giovanni Ansani, avec lequel Manuel perfectionne son chant, et de Rossini, alors à ses débuts, et avec Manuel Garcia et Maria seront amis à vie. En 1815, c’est la chute de l’Empire français, suivi de celui des Murat. Les Bourbons reprennent possession du trône de Naples. Les Murat détrônés, l’engagement de Garcia ne tient plus. Il s’en va donc avec sa famille et Rossini à Rome. L’hiver de cette même année, à la demande du duc de Sforza-Cesarini, Rossini compose Le Barbier de Séville. Le rôle du comte Almaviva fut attribué à Manuel Garcia tandis que celui de Figaro est confié à Zamboni, les deux chanteurs vont marquer leurs rôles de leur empreinte, mais Rossini fut surtout impressionné par Garcia dont il écrit : « C'est le meilleur ténor que je connaisse, je le préfère à tous les ténors italiens. » À cause d’une cabale, la première est un échec, mais les représentations suivantes deviennent vite des triomphes.

En 1816, la famille Garcia quitte Rome pour revenir à Paris, où Manuel ouvre une école de chant au Palais-Royal. Sa notoriété et sa technique infaillible lui attirent de nombreux élèves qui feront de grandes carrières, tels la haute-contre Adolphe Nourrit, la soprano Mércic-Lalande, Rimbault ainsi que Favelli. Il fait également la formation vocale de Maria, mais la voix de sa fille étant rebelle, et ayant tous les deux un fort caractère, les leçons tournent la plupart du temps au conflit. Les habitants et habitués du quartier, après s’être mis en émoi, finirent par ne plus y faire attention.

En 1824, les Garcia partent pour Londres, où le père de Maria a été engagé pour chanter les opéras de Rossini au King’s Theater, engagement qu’il prend avec d’autant plus d’intérêt, que deux nouveaux ténors, Donzelli et Rubini, commencent à lui faire de l’ombre à Paris. Dans la capitale britannique, Garcia connait à nouveau le triomphe et brille dans les salons de l’aristocratie anglaise, dont il devient la coqueluche, et où il en profite pour introduire Maria, à laquelle, le 28 juillet 1824, il fait chanter le rondo final de Cendrillon, un duo de Mathilde de Brabant, et, aux côtés de Giuditta Pasta, Isabella Colbran, et lui-même, une cantate composée en l’honneur de Lord Byron, qui vient de décéder. Ce n’est pas un grand début, certes, mais le public est enthousiasmé par la voix, le charme, et la beauté de Maria Malibran.

Le grand lancement de Maria Malibran a lieu en 1825. Le 7 juin de cette année là, le dernier des grands castrats, Giambattista Velluti se produit au King’s Theater. Parmi les œuvres interprétées, figure le duo de Roméo et Juliette, de Zingarelli; mais aucune soprano ne veut se mesurer à la voix et la ligne vocale sans failles du chanteur. Le directeur du théâtre, John Ebers, cherche alors une voix capable de relever le défi, et demande l’aide de Garcia, qui propose sa fille, qui a alors dix-sept ans. Le directeur accepte. Le soir de la représentation arrive, et Velluti lance son fameux « canto fiorito »- art d‘enjoliver la partition en ajoutant plus de nuances, de modulations, de vocalises et d’effets de rythme, que Velluti possédait à un très haut degré, et qui a fait sa célébrité. Lorsque vient le tour, pour Maria, de chanter, celle-ci ajoute encore plus de fioritures que le chanteur ne l’a fait. Le public lui fait une telle ovation qu’en sortant de scène, Velluti, jaloux, lui pince le bras avec véhémence, en l’insultant de bricona (« coquine »). Voyant le grand succès de Maria, John Ebers l’engage pour chanter Rosine du Barbier de Séville. Ce rôle, dans lequel elle débute à partir du 25 juin de cette même année, et qu’elle chante pendant six semaines, lui permet de connaitre un grand succès qui s’amplifie au fur et à mesure des représentations. Il croit encore plus lorsque Maria chante, avec la troupe de son père, Il Crociato en Egitto (Le Croisé en Égypte) de Meyerbeer dans le rôle de Felicia à Londres, Manchester, et Liverpool.

Installation à New York et mariage avec Eugène Malibran

À Liverpool, le 1er octobre 1825, la famille Garcia et sa troupe embarquent dans un brick de la Black Ball Company en partance pour New York pour faire découvrir l‘opéra aux Américains. Ils arrivent là-bas le 6 novembre et s‘installent dans un hôtel qui leur a été réservé par le directeur du Park Theater, Stephen Price, qui, avec le librettiste de Mozart Lorenzo Da Ponte, et le milliardaire Dominick Lynch, grand amateur d’opéra et importateur de vins français, est à l’origine de ce voyage. Le 29 novembre 1825, la troupe représente Le Barbier de Séville. C’est un triomphe. La troupe amasse une recette de trois mille dollars. Somme très élevée pour l’époque. Les mois suivants la troupe joue successivement à New York Tancrède, Othello, Cendrillon et Le Turc en Italie de Rossini, Roméo et Juliette de Zingarelli, ainsi que deux opéras de Garcia, L’Amante Têtue, et La Fille de l’air, et pour finir Don Giovanni de Mozart, le 23 mai 1826. Tous furent accueillis avec enthousiasme. Les représentations attirent tellement de monde que la municipalité de New York doit adopter la réglementation du stationnement, comme en témoigne cette information publiée dans la presse lorsque Garcia choisit le City Hotel pour ses représentations : « Toutes les voitures qui viendront au City Hotel devront se ranger avec la tête des chevaux regardant vers Broadway, et quand elles viendront chercher leurs occupants, elles devront se placer du côté de la rue opposée à l’hôtel. Il sera interdit à tout véhicule de s’approcher de la porte avant d’avoir été appelé par les personnes qui l’attendent. Une police efficace sera engagée pour respecter ces dispositions. »

La beauté de Maria séduit beaucoup d’hommes de New York, le premier à la courtiser est le poète Fit-Greene Halleck, qui avec son ami l’écrivain Fenimore Cooper, faisait partie du public de la première du Barbier de Séville. Mais le père de Maria ne l’apprécie pas et voyant que Maria n’est pas insensible au charme du poète, le somme d’arrêter ses avances. Puis vient Eugène Malibran. Il fait sa cour avec respect, et n’oublia jamais, à chacune de ses visites, « d’apporter des fleurs, des chocolats, et autres friandises. » Au bout de quatre mois, Maria est conquise, et veut se marier avec lui. Au début ses parents refusent, puis, après quelques disputes, son père finit par accepter. Il est d’autant plus d'accord que Malibran offre de lui verser en deux fois la somme de cent mille francs pour épouser sa fille. On ne sait si Maria eu vent de cette « transaction ». Le mariage est célébré le jeudi 26 mars 1826. Avec son mari, Maria s’initie au sport. Il lui apprend à nager, et ensuite à monter à cheval. L’équitation va d’ailleurs devenir sa seconde passion après le chant. Le couple se promène à la campagne, ou galopent au bord de l’océan. Mais très vite, la vie d’épouse finit par lasser Maria. La scène lui manque. De plus, les affaires de son mari vont très mal, il est au bord de la faillite. Maria tente alors de remonter les finances de son couple en créant une troupe qui se produit sur la scène du Bowery Theater. Cette fois, elle abandonne le répertoire italien et choisit de jouer les comédies légères françaises et anglaises, plus faciles à monter. Le succès est immense. Maria l’entretient en chantant dans les églises le dimanche. Maria est, par la suite, engagée à Philadelphie. Malheureusement, son mari se retrouve en faillite. Le couple finit par se séparer, et Maria repart pour l’Europe au début du mois de novembre. La traversée se révélera très mouvementée, une très forte tempête se déchaînera et Maria souffrira du mal de mer. On rapporte que le navire perdit son mât. Maria débarquera le 28 novembre au Havre.

Retour à Paris

Elle fait son retour sur la scène parisienne durant l’hiver 1828, lors d’un concert de charité, à la salle du conservatoire de la rue Bleue. Ce fut un succès. Elle s’installe, au numéro 23 de la rue Neuve-Saint-Eustache, chez ses deux belles-sœurs, avec lesquelles elle devient amie. Mais celles-ci la surveille pour le compte de leur frère, le mari de Maria. Le découvrant, elle écrira à son mari : « Si j’avais des dispositions à être mauvaise ou à me laisser entrainer par la séduction, tu serais là, le Père éternel y serait aussi que cela ne ferait rien ! […] Je ne veux que ce qui est bien. Quand bien même les anges du ciel viendraient me tenter, je résisterais comme saint Antoine. »

Avec l’aide du comédien Nicolas Bouilly, relation de son père grâce auquel elle a pu chanter au conservatoire de la rue Bleue, elle donne des concerts de charité qui la font connaître, et où elle connait continuellement le succès. Par la suite, elle se produit au salon de son amie Mercedes, désormais comtesse Merlin, puisque mariée au général comte Christophe Merlin. Le salon, situé rue de Bondy, est alors un des plus renommés de Paris. Il est fréquenté par des artistes tels que George Sand, Balzac, Mérimée, ou Rossini. Elle est ensuite invitée à chanter chez la duchesse de Berry, aux Tuileries. Le 14 janvier 1828, elle chante à l’Opéra, pour le bénéfice du chanteur Galli. Elle y interprète un acte de Sémiramis, en duo avec la contralto Benedetta Pisaroni, puis un acte de Roméo et Juliette, avec Hariett Smithson, et finit en chantant avec la soprano Allemande Henriette Sontag. Le public l’ovationne, et l’Opéra lui propose un autre engagement, qu’elle refuse, parce qu’elle n’aime le grand opéra français, et le Théâtre Italien lui fait une autre proposition, avec un cachet de soixante-quinze mille francs pour sa nouvelle saison, qu‘elle acceptera. Son frère Manuel rejoint lui aussi la troupe du Théâtre Italien, ce qui leur permet de chanter ensemble. Elle débute la saison dans le rôle-titre de Sémiramis. C’est un grand succès populaire. Elle rencontre le même succès dans Othello, La Cenerentola, et Roméo et Juliette. Elle prend ensuite trois mois de vacances chez son amie, la comtesse de Sparre au château de Brizay, en Touraine. La comtesse lui conseille de ne plus loger chez ses belles-sœurs. En effet, après l’avoir bien accueillie, elles deviennent désagréables, et lui lance souvent des piques. Ainsi, lorsqu’elle revient à Paris, elle s’en va loger rue d’Artois, chez Madame Nardi, qui, bientôt, gère ses contrats. Ensuite, Maria revient au Théâtre des Italiens.

En 1829, elle fait une tournée à Londres, puis à Bruxelles. Le 20 août, au château de Chimay, elle rencontre Charles-Auguste de Bériot, premier violoniste du roi de Hollande. Immédiatement, elle ressent pour lui un amour réciproque. Le 2 juin 1832, le père de Maria meurt. Cette année, elle est en tournée à Rome et à Naples. Le 12 février 1833, à Paris, elle donne naissance à Charles-Wilfrid de Bériot. En juin, elle est en tournée à Londres, où elle se lie d’amitié avec Vincenzo Bellini. En 1834, la Malibran fait un tour de chant en Italie, à Bologne, Milan et Florence. L'année suivante, elle fait une autre tournée italienne, à Venise et Naples, ou elle apprend l'annulation de son mariage avec Eugène Malibran. Elle poursuit sa tournée à Londres, puis à Milan. En 1836, elle fait un séjour parisien durant lequel elle se marie le 29 mars avec Charles-Auguste de Bériot. Elle fait une tournée en Angleterre. Enceinte de quelques mois, elle fait une chute de cheval pendant l'été 1836 mais tente encore d'honorer son public sur scène. En septembre, elle meurt épuisée à Manchester des suites de cet accident. Bériot fait rapatrier son corps à Bruxelles et lui fait construire un imposant mausolée dans le cimetière de Laeken.

Fantasque mais géniale et généreuse, elle illustre un dévouement héroïque à son public, allant jusqu'au sacrifice suprême.[évasif]

Elle laisse un souvenir ébloui à tous ses admirateurs. Alfred de Musset lui a dédié des stances bouleversées dont celle-ci :

« O Ninette ! où sont-ils, belle muse adorée,
Ces accents pleins d'amour, de charme et de terreur,
Qui voltigeaient le soir sur ta lèvre inspirée,
Comme un parfum léger sur l'aubépine en fleur ?
Où vibre maintenant cette voix éplorée,
Cette harpe vivante attachée à ton cœur ? »

Sur sa tombe, on peut lire ce quatrain de Lamartine :

Beauté, génie, amour furent son nom de femme,
Écrit dans son regard, dans son cœur, dans sa voix.
Sous trois formes au ciel appartenait cette âme.
Pleurez, terre! Et vous, cieux, accueillez-la trois fois!

Voix

La voix de la Malibran est décrite à la fois « ample, avec des variations dynamiques importantes »[2], « sombre, chaude, et ronde »[3]. Castil-Blaze ajoute qu'elle est « vibrante, pleine d'éclat et de vigueur ». S'il revendique qu'elle ne perd « jamais ce timbre flatteur, ce velouté qui lui donnaient tant de séduction dans les morceaux tendres ou passionnés », d'autres ont évoqué des sons « durs » et « “effondrés” », « quelques notes creuses » dans le médium[4] et un aigu instable dans ses notes les plus hautes[5], et « un peu voilé »[2].

Sa maîtrise de la colorature est réputée « époustouflante »[3]. Elle était d'un si haut niveau qu'elle a exécuté un trille sur « la note extrême du registre de soprano »[6]. Castil-Blaze témoigne : « Vivacité, justesse, audace dans l'attaque, gammes chromatiques ascendantes, de quinzième, arpèges, traits éblouissants de force, de grâce ou de coquetterie, tout ce que l'art peut faire acquérir, elle le possédait[7]

Sa perfection technique, la cantatrice l'obtint grâce à la formation que lui prodigua son père. Parlant de sa voix au début de cette formation, sa sœur Pauline Viardot, la décrit : « faible, d'un registre étroit, dont les tons aigus étaient durs et le médium voilé ». Elle ajoute : « la lutte constante qu'elle avait à soutenir contre son organe imparfait et rebelle était tellement pénible que, parfois, le découragement l'envahissait. Et c'est ainsi qu'elle acquis le don assez rare de savoir pleurer en chantant »[8]. Elle maintenait sa voix dans les meilleures conditions possibles grâce à une volonté de fer et un travail vocal sans relâche. Ernest Legouvé, son premier biographe, raconte à ce sujet : « Je l'ai entendue, à Rome, un jour ou elle devait jouer le Barbier [de Séville], travailler pendant plusieurs heures les traits de sa cavatine, et de temps en temps, elle s'interrompait pour interpeller sa voix en lui disant : “Je te forcerai bien à m'obéir !” La lutte était donc chez elle un besoin, une habitude qui [...] prêtait un caractère puissant et original à son talent »[6].

La tessiture de Maria Malibran s'étendait du sol2 au contre-mi, et son étendue extrême partait du ré2 (ce qui lui a permis d'interpréter le rôle-titre d'Othello) et monter la gamme jusqu'au fa5 en altissimo – atteint lors d'échauffements vocaux et une interprétation privée de Exsultate, Jubilate de Mozart[9],[10].

Films

Spectacles et enregistrements

  • La cantatrice Cécilia Bartoli lui a consacré un spectacle en 2008 pour le bicentenaire de sa naissance : Maria (cf. le DVD Maria : the Barcelona Concert ; Malibran rediscovered, the romantic revolution, Michael Sturminger, réal. - Decca, 2008).


Généalogie

Manuel Garcia (Manuel del POPOLO RODRIGUEZ dit GARCIA) (1775-1832)
Chanteur - Compositeur - Chef d'orchestre
x  Maria Joachina SITCHES dit BRIONES (1780-1864)
│                           
│
├──> Manuel Garcia Junior (1805-1906)
│    Chanteur - Compositeur - Professeur de chant
│    x  Cécile Maria "Eugénie" MAYER (1814-1880)
│       dont postérité
│   
│    
│
├──> Maria Malibran (Maria Félicita GARCIA dite) (1808-1836)
│    x 1 Eugène MALIBRAN (1765- )
│    x 2 Charles-Auguste de Bériot (1802-1870)             
│    │ Compositeur - Violoniste
│    │ 
│    ├──> Charles Wilfrid de Bériot
│         Pianiste - Compositeur
│         Professeur à l'école Niedermeyer
│
├──> Pauline Viardot ( Pauline Michèle Ferdinande GARCIA dite) (1821-1910)
     Cantatrice
     x Louis Viardot (1800-1883)
     │
     ├──> Louise Héritte-Viardot (1843-1918)
     │     Compositrice - Pianiste - Cantatrice
     │    x Ernest HERITTE
     │    
     │  
     ├──> Paul Viardot (1857- ) http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Viardot
     │    Violoniste - Musicologue
     │  
     ├──> Marianne VIARDOT (1859- )
     │    Peintre
     │    se fiance avec Gabriel Fauré
     │    x Victor Alphonse Duvernoy
     │    Pianiste - Compositeur
     │
     ├──> Claudie VIARDOT ( - )
          x Georges Chamerot
            Éditeur
            dont postérité
      


Bibliographie

  • La Malibran et Pauline Viardot, Suzanne Desternes, éd. Fayard, 1969.
  • La Malibran, reine de l'opéra romantique, Patrick Barbier, éd. Pygmalion, 2005.
  • La Malibran, Gonzague Saint Bris, éd. Belfond, 2009.

Notes et références

  1. Gonzague Saint Bris, La Malibran, Belfond, Paris, 2009. p. 37.
  2. a et b http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=2180&cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=55
  3. a et b http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_article.aspx?article=1365&identifiant=2007919TR4ZJRZAAQQDCSSH9L75SQUAG
  4. http://www.larousse.fr/encyclopedie/musdico/Malibran/168938
  5. « The Callas Debate », Opera, septembre–octobre 1970.
  6. a et b Gonzague Saint Bris, La Malibran, Belfond, Paris, 2009. p. 92.
  7. Gonzague Saint Bris, La Malibran, Belfond, Paris, 2009. pp. 104-105.
  8. Gonzague Saint Bris, La Malibran, Belfond, Paris, 2009. pp. 35-36.
  9. Geoffrey S. Riggs, The assoluta voice in opera, ISBN: 0-7864-1401-4, pp. 137-141.
  10. William Ashbrook, Donizetti and his Operas, 1983, p. 634.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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